Actualités



LESS IS MORE 

A suivre Prochaines Dates 2017

 le  22 et 23 septembre au Chapiteau Turbulences
Paris 75017 






Espace rive gauche  Mériel le 23 février 2017
Version longue disponible en DVD Liège et Mériel







Dates passées 


Le 28  avril  au Théatre de l'Antarès à  Vauréal  ( 95 ) 
Le 23 février à L’Espace Rive gauche de Mériel ( 95 )
Le 11 Mars  Rencontres Internationales du CREAHM à Liège      http://ric.creahm.be
Le 3  décembre 2016 au Tiers Lieu Le vent se lève! Paris 

          Suite au spectacle , une table ronde est animée apr Isabelle Ginot, enseignante au
          département danse de l'université Paris 8 et jean pierre Goni , directeur du vent se
          lève !  
Présenter diffuser partager des oeuvres avec des artistes différents et créer de nouveaux
          contextes ( 
à suivre  détails )


Présentations professionnelles et Etapes de création
2  mai 2016 :  Au  Centre National de la danse 
20 novembre 2015 Résidence au theatre de l'Antarès Etape 1 
11 mars 2016  Résidence  au Théâtre de L'Antarès à Vauréal :  étape 2 



photos de EVE  GROZINGER












NOTE D' INTENTION 

Après l’écorce des pierres, inspirée de Pénone et la création précédente sur l’univers de Joseph Beuys : Beuys ! Beuys, voyage au pays des origines en compagnie d’un lièvre et d’un chapeau, la compagnie s’appuie de nouveau sur le processus de création d’un plasticien, Sol LeWitt, pour finaliser ce triptyque Interstices et soutenir les critères d’une œuvre ou le moins serait porteur de l’art et toucherait à ce qui est notre nature essentielle.

L’œuvre de Sol LeWitt, Incomplete open cube est une recherche sur les possibles d’un espace cubique à évider et transformer : Comment se décline de manière organique une ligne, un espace ? Comment se décline un geste ? Comment balancer entre ordre et désordre, entre cette écriture mathématique, sérielle et formelle, et les présences physiques et charnelles des interprètes?

Cette écriture chorégraphique, fait surgir des vides et des pleins où la poésie peut se blottir vers une quête du sensible. Une ligne se déroule, construit un contenu, déconstruit et démultiplie l’espace, les volumes et les points de vue. Selon la sensibilité, du « regardeur », elle ouvre au fil de son imaginaire, des perspectives entre oubli et mémoire, réalité et illusion, objet et sujet

Les corps engagés perturbent l’horizon et trouvent leur densité dans cet espace approprié à toutes sortes d’interférences. Le geste intime dévoile ses secrets, suggère, efface, retient, accompagne ce qui ne peut être dit. Il se conjugue à tout ce qui est autre : Des personnages apparaissent et disparaissent pour se rencontrer, jouer, se séparer, s’écouter, partager et s’affranchir de tous les préjugés.

Notre propos s’inscrit dans l’histoire de la danse contemporaine ; Il veut témoigner de sa capacité à accueillir toute forme de présences et de dispositif pour faire sens et conjuguer l’écriture artistique et l’expérience humaine. Il questionne le geste dansant pour privilégier notre part d’inconscient, de spontané, de particulier et d’unique. La fragilité s’abandonne et s’expose : « Moins est plus »n’est qu’une confidence. Une invitation inattendue à ce qui nous unit profondément.

L’état d’esprit de ce spectacle vivant souligne une esthétique choisie, où le regard est questionné et «le vivant »privilégié. Il nous invite à partager des émotions, des questions esthétiques, philosophiques et politiques en luttant contre toute forme d’idées et de regards convenus. C’est un espace à inventer, partager et interroger.


A LIEGE  




Déclinaison d’une ligne et d'un paysage 
«Une ligne droite est un labyrinthe »  Borges

Cette nécessité de dessiner un espace, une image s’appuie sur des plasticiens qui ouvrent une espace-temps sensoriel, intuitif, onirique autour de matières symboliques et ainsi offre un paysage idéal pour donner sens à ces présences atypiques et accompagner ce processus chorégraphique vers une quête du sensible.

Nous avons choisi parmi les 122 permutations de cette œuvre Incomplete open cube  quelques combinaisons qui offrent de décomposer la matrice d’un espace cubique, dans un jeu de régénération et un mouvement perpétuel de transformation.
Ici se déroule donc comme un récit, une forme simple, pure et reconnaissable. Symbolisée par ces poutres en polystyrène, l’espace se découpe pour soustraire, additionner, multiplier ou diviser. Elle fait surgir des intervalles, des distances, limite un lieu et un volume, ouvert ou fermé et  tisse un espace subtil et évocateur.

 Métaphore de tous les possibles, du noir à la lumière, le temps rythme des espaces à construire et déconstruire : chacun peut imaginer librement différents paysages et voyager selon sa sensibilité dans ce labyrinthe de propositions : Fermé ou ouvert, dehors ou dedans, un récit glisse à l’horizon de la mer, s’abrite dans des recoins, à la frontière du vide et du plein, à la verticale de murs, dans l’ombre des d’arbres et l’embrasure de portes. Des personnages y apparaissent et disparaissent pour se rencontrer, jouer, se séparer, s’écouter, partager et s’affranchir de tous les préjugés. L’état d’esprit de ce spectacle vivant souligne une esthétique choisie


Déclinaison d’un geste et d'un espace de relation  

Un geste, un temps une énergie, une interprétation déterminent les choix esthétiques en relation profonde avec la danse contemporaine et ses fondamentaux ;
Qu’elle soit française, allemande et américaine, de Jacqueline Robinson (Mary Wigman) à Suzan Buirge (Nikolais) puis Merce Cunningham, ce parcours professionnel a conduit naturellement vers cette démarche et cette expérience humaine qui situe l’interprétation et la fragilité au centre de l’inspiration de ce processus.

Cet intérêt pour ces présences atypiques et un geste unique, organique, originel et mémoriel, vierge de toute codification nait de ces expériences plurielles d’improvisation dans l’acte de danser : Elle engage une relation au corps intuitive, accordée d’inconscient à inconscient, libéré de tout « affect », qui nous rapproche de cet élan vital commun et le désir de se « décentrer » pour aller vers tout ce qui est autre.

L’interprète, chemine au présent dans le geste et l’espace, qui lui est particulier : Les empêchements donnent une matière, une densité : hésitations, regards, suspensions, attentes,  d’écho en écho, dessinent un paysage sensible, vibratoire, fragile et mouvant. On danse de l’intérieur, on invente, on multiplie les états, les impressions, les sensations en prise aux lois de l’altérité. Tout ceci se conjugue en toute liberté, protégé et transcendé par une écriture scénique épurée et abstraite.   
L’adresse au spectateur habitué au spectaculaire est déstabilisée, l’accès à la norme et au geste « bien fait » est questionnée : les critères de virtuosité, de volonté, de réussite, d’apprentissage, font place à un paysage chorégraphique sensible en perpétuelle adaptation et expansion. Geste, temps, énergie multiples et atypiques, tissent une vision originale du corps dansant et du spectacle. Le regard est engagé dans le mouvement, le vivant, le moins, le silence et le temps dans un propos artistique contemporain et une symphonie d’humanités accordées. 

Nous espérons partager et participer au prisme de la danse contemporaine actuelle. 

Synopsis


Le labyrinthe : La pulsation des métronomes envahit le noir et quadrille une surface : Une ligne du temps se construit et pose les jalons d’un mouvement suspendu.
L’horizon : les lignes s’accumulent, glissent, délimitent un dehors et un dedans, des individus à l’unisson tracent, et s’abritent dans les recoins : un récit s’élabore en symétrie.
La verticale surgit, Le fil à plomb s’équilibre. Les ombres attendent, l’air se fend entre disparition et apparition.
L’ajour se dévide : Rencontre en écho, le secret est partagé entre envers et endroit, miroir et inversion dans l’embrasure.
Déconstruction : fuites, séparations, frontières, pour éprouver de nouvelles distances. 
Sur le seuil : L’espace s’inverse : Le groupe s’affranchit, l’image est traversée, infinie silencieuse, l’étendue se dessine, le temps s'inscrit  



Chorégraphie : Véronique Frélaut
Scénographie : Bernard Billa
Création lumière : Patrick Clitus
Regie : Noémie Bidron 
Mis en œuvre des poutres : Alain Bidron
Mis en œuvre des cubes : Arnaud Destrée
Costumes : Céline Roger
Montage musical : extraits de  JS. Bach, Coh, T.Deuprée, Ch.Zurfluh
Photographies/ vidéo : Isabelle Lévy-Lehmann / Eve Grozinger
Accompagnement artistique : Christine Gérard 

Dix danseurs interprètes : Junior Benjamin, Jean Marie Biganzolli, Julia Bou, Marie Colin,
 Clément Langlais, Julie Meyer Heine, Coralie Moreau, Karine Poiret, Rémilatah Ragunath,
 Laurent Renai ( En alternance de Ghislaine Louveau, Marine Combrade ) 




Partenaires 
Aide à la création de la direction culturelle du Val d'Oise   
Conseil départemental de L'Oise
Co- production : Association la Garenne du val - Hévéa
Co-réalisation : Tiers lieu Le vent se lève ! 

Co-production : Théâtre de cristal 
Résidence au Théâtre de l'Antarès : Direction  culturelle de la Mairie de Vauréal
Soutien de la Mairie de Mériel




Extraits Article de Christine Roquet de  Paris 8 
suite à  la présentation professionnelle  de CND


...le titre même de la pièce, tous ces éléments interrogent la question des limites..............

.......La regrettée Laurence Louppe disait que la question « quel corps ? » devait initier tout travail de réflexion sur la danse. Mais lui est encore plus cruciale la question du geste qui « fabrique » ce corps et celle de nos attentes de spectateurs en cette matière.

Il n’y a pas une seule forme de danse qui vaille pour tout le monde (…) Danser c’est beaucoup de choses disait Jérôme Andrews faisant preuve là d’une ouverture d’esprit qui semble manquer à certains regardeurs. Alors que les danseurs revendiquent souvent de pouvoir, en dansant, « devenir l’auteur de son propre geste », il existerait des corps –handicapés- à qui ce droit serait par avance dénié ? En donnant à interpréter Less is more par de « vraies » danseuses et par des danseurs-comédiens handicapé(e)s, Véronique Frélaut joue des écarts entre gestes savants et gestes indécis.

Habitués que nous sommes à attendre des interprètes qu’ils soient « habiles dans le code » sommes-nous en mesure de percevoir la force d’attention de ceux qui prennent à cœur de se montrer « adroits dans leurs actes » ? Du geste de Karine Poiret, ralenti et serein, émane une poésie intense qui pourrait être perçue comme le résultat d’un travail hautement « professionnel » si le corps qui le donnait à voir était un corps « normal »…

L. Louppe nous rappelle comment Bartenieff elle-même évoquait la poétique d’un transfert de poids chez un handicapé, nécessitant la mobilisation de tout son être, et insiste sur le fait que la charge d'un mouvement ne dépend ni de son ampleur, ni même de sa nature, mais de ce qu'il engage. Savons nous percevoir cet engagement dès lors que le corps regardé est stigmatisé comme « handicapé mental » ? Quand vous montrez, il faut que ce soit l’expérience que vous montriez, pas la coquille explique Jérôme Andrews. Qu’attendons-nous d’un geste de danse ?...................






Etape de création 11 mars 2016 Teaser4 minutes